notes – mots de dans du désordre
juin 30th, 2011 § Laisser un commentaire
Dit dans un dictionnaire que le désordre affecte la disposition régulière et normalement attendue des choses.
Le désordre produit un effet. Les choses sont posées là les unes selon les contours des autres, les leurs vides, avec des entre qui se faufilent ; font du lien ou bien pas. Les choses sont disposées à leur ordre. Ordre donné attribution arbitraire – se taire et demeurer sans quitter la place attribuée. Les choses sont ordonnées et le désordre vient affecter la disposition de l’ordre. Le désordre désordonne. De l’hors de y a don. Le désordre donne. Le désordre ne soustrait pas ; retire pas – mais repousse. Il donne et repousse. Une fois puis deux et arbitrairement une fois plus n. Ou bien le désordre grandit. Il donne et grandit. Pousse un peu plus. Quelques pas en sursis.
Il y a désordre des ordres. Des dans du de l’ordre dans le sens intempestif – irrégulier. La permanence de l’ordre et la rugosité du désordre. Y a des creux, des volumes, des échardes, du lisse pas trop du glisse un peu, des murs cassés, de l’énergie dépensée et ses effets.
On attend des choses un ordre – une position normale. On s’assoit pour dire mieux fort ; attendre la normalité. Ne vient pas. Ou bien normalement elle se présente comme de bien attendu. Elle était attendue. Une chose ; une personne a fait un appel : la normalité est attendue par je ne sais quoi qui en poste à votre service. La normalité dit l’ordre sert. Comme une cantine ou non. Comme une ménagère. Un ménage dit par l’ordre normal attend sa ménagère, nombre de couverts déterminés. Ou bien le chiffre n’a pas d’importance. On l’attend normalement comme régulier bien en ordre. Les fourchettes avec les fourchettes, les coupants avec ceux qui coupent, pour la cueillette voir à la droite des touillettes. Un ménage bien rangé.
Si la fourche se met à cueillir les tranchants avec l’aide d’une touillette ; c’est le bazar. Pas attendu. Ou bien le désordre se tolère ; comme des ordres bien cadrés et en peu de temps un clapotis les voilà nommés désordres.
Le désordre est du côté des affects. Ou bien c’est une histoire d’effets. Les effets du désordre existent ; ils en sont le produit. L’ordre désamorce, soustrait la goupille. Retire une fois le désordre bouge encore. Gigote pas bien ficelé. Le couteau franchit le mur et se fond sous les branches fourchues.
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A revenir sur le désordre comme affect (notes verront plus loin). Ou bien juste un peu là si le désordre est du côté des sentiments d’entre les subjectifs. Entre les points le désordre ; point-s désordonné-s. Ce qui échappe au discours de l’ordre, celui qui dit analyser est à côté. Le vouloir des ordres de tasser les affects, les entre individus, les entre ça, entre les sois. L’ordre ratisse les choses pas très éloignées de la folie ; tout près. Ou bien au lieu du ratissage il est peut-être question de tout faire pour tout faire disparaître. Le tout des entre gens, entre ça au pluriel. Sans doute d’autres de ce côté viendront plus loin, des notes en plus.
Quoi de l’ordre ; quoi du désordre. Y a une histoire, des fils et des points. Dans le carnaval y a ces fils et son histoire, une des. Le carnaval celui de Mikhaïl Bakhtine dans L’œuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance. Il y dit que c’est un moment, à la première sortie de l’hiver où l’ordre prend contact avec le désordre. L’ordre c’est l’église et la morale dominante ; ou alors c’est un homme petit et teigneux qui dit le représentant du dieu sur le terreau infertile. Alors des fois selon un calendrier bien rangé les ordres sont donnés ; désordonnez-vous là maintenant ici. Le carnaval est dans le calendrier. Renversement des polarités. Y a toujours un roi qui se fait porter la couronne sur la tête ; il est le plus laid, le plus malade, le plus faible. On disait dans un texte sur un autre ton que dans un contexte où l’Église domine toute forme morale, sociale et culturelle, le carnaval a une fonction primordiale dans l’ordre social ; il agit en soupape ; il incarne la forme spécifique d’un délire – mais qui s’exprime sous contrôle, dans un cadre parfaitement maîtrisé.
C’est là voilà ici ; l’ordre incite le désordonne à pointer sa langue à l’afficher la dépenser copieusement et goulûment. Maintenant si on se dit c’est d’où qu’on parle. Le son et le dire, il part d’où y sort d’où y va où. Du côté de la métaphore Bakhtine raconte les conditions de la naissance de Pantagruel ; Rabelais raconté. D’où il parle et où il (en) vient.
Pantagruel . La future mère de ce dernier alors enceinte est investie dans l’ivresse d’une orgie festive ; un moment prise de douloureux brutaux maux de ventre elle part soulager ce qu’elle pense être une colique dans un endroit à l’écart de la fête. De là, démarre l’accouchement et la mise au monde de Pantagruel . Enfantement dans par la colique. Dans le désordre ou du sous, la colique. Un anus prend la parole, prend acte et de là la chose à nourrir prend son point de départ, le là d’où. Souvent il y reste, comme un principe dicté dans l’ordre. Départ en permanence. Mais il pousse, on a dit le désordre grandit pousse. Terreau fertile en bas.
A désordre ce tic de le mettre en face sous contre ailleurs du dit ordre. De l’ordre une bouche claire et fine, qui sans bon le flou blanchâtre des cieux des divins au pouvoir. La peinture histoire nous le dit elle met du son dans ces images du sacré de l’ordre, une auréolisation de la figure avec en fond un a onomatopée prolongée, qui tient la longueur dans les aigus, la bouche fraîche et fleurie. Ca sent le rance, le souffle divin. Ca c’est en hauteur en tout cas, les souffleries vers le bas.
Prendre le derrière de la bouche, puis la nuque du divin et descendre suivre l’armature du corps de l’homme à l’image de dieu. A un moment on croise l’anus ; c’est une bonne nouvelle. Un seul être et deux bouches. Paroles du tout seul deux bouches. La bouche du bas l’anus. Les polarités s’inversent la parole est donnée. Que dit l’anus. Il filera un anus filant qui traversera ; se le dire il filera pousse fort déjà.
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y a là sous les yeux le soulèvement le rendez-vous donné à l’éclatement du système cérébral de l’oppressif. Le pouvoir ses instruments canons devant – interdiction d’émission de transmission de circulation de rassemblement - juste aux noeuds où s’activent les entre sois – entre ça toujours le même pluriel. Partout une géographie entière toute humaine un cri ; s’en remettre à l’immense instant avant l’assaut.
Le désordre qui pousse, grandit jusque là ; aussi loin que l’ordre a bousculé brutalisé. Le vertige de l’impossible ; et l’impossible arrive. Une évidence être est une évidence.
Les ministères des ordres lapidés braisés. Rétablir le désordre des choses ; l’évident encore. Le désordre en affect. L’insurrection des sentiments intersubjectifs et les immeubles attributs ordre torchés fumées épaisses ; c’est pour ce soir.
Isabelle Lassignardie – notes publiées dans Recueil des hommes suivi de Notes mais encore, 2011